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|    soc.culture.france    |    More than just arrogance and bland food    |    5,647 messages    |
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|    Johan Viroux to All    |
|    Vendée (France) 1793 >> Auschwitz 1943 (    |
|    27 Jan 05 00:36:00    |
      From: ABC.Service.Langues@skynet.be              Secher Reynald, Le génocide franco-français, La Vendée - Vengé, PUF 1992       « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour       le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le       plus indispensable des devoirs. »              (Art. 35 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen et préambule       de la Constitution du 24 juin 1793.)              (p.146-147) " Un délire de sang et de sadisme s'empare des soldats : ils se       réservent comme butin de guerre les femmes les plus distinguées et les       religieuses. Ils dépouillent les cadavres de leurs vêtements, et les       alignent sur le dos... ils appellent cette opération . "mettre en       batterie...". "Ils vont, raconte de Béjarry, jusqu'à introduire dans le       corps des victimes des cartouches auxquelles ils mettent le feu" (...). «       Des prisonniers, dit l'abbé Deniau, vieillards, femmes, enfants, prêtres       sont traînés vers Ponthière pour y être fusillés. Un prêtre vieux et infirme       ne pouvant suivre, un soldat le transperce avec sa baïonnette et dit à l'un       de ses camarades : 'prends-en le bout'. Ils le portent jusqu'à ce que le       malheureux ait rendu le dernier soupir. » Un charroyeur de cadavres, raconte       un témoin, embrochait les victimes avec une fourche et les entassait dans sa       charrette. Les Bleus sabrent sans répit : "J'ai vu (des cadavres), écrit le       représentant Benaben, sur le bord du chemin, une centaine qui étaient nus et       entassés les uns sur les autres, à peu près comme des porcs qu'on aurait       voulu saler..."              Vingt-sept Vendéennes, avec leurs enfants, ramenées de Bonnétable en       charrette, sont tuées, place des Jacobins, par les tricoteuses. « Voilà la       plus belle journée que nous ayons eue depuis dix mois ", s'exclame Prieux.              (p.152) Un citoyen au représentant du peuple Minier explique qu'on a eur       ecours à des moyens plus radicaux et pus efficaces que la guillotine:              " Mon ami, je t'annonce avec plaisir que les brigands sont bien détruits. Le       nombre qu' on en amène ici depuis huit jours est incalculable. Il en arrive       à tout moment. Comme en les fusillant c'est trop long et qu'on use de la       poudre et des balles, on a pris le parti d'en mettre un certain nombre dans       de grands bateaux, de les conduire au milieu de la rivière, à une demi-lieue       de la ville et là on coule le bateau à fond. Cette opération se fait       journellement. »              La procédure est simple : on entasse la cargaison humaine dans une vieille       galiote aménagée de sorte de sabords; une fois au large, on les fait voler       en éclats à coups de hache : l'eau gicle de toutes parts et en quelques       instants tous les prisonniers sont noyés. Ceux qui en réchappent sont       immédiatement sabrés (d' où le mot de « sabrades » inventé par Grandmaison)       par les bourreaux qui de leurs barques légères assistent au spectacle.              Témoin au procès de Carrier, Guillaume-François Lahennec dépose ainsi :              " D'abord les noyades se faisaient de nuit mais le comité révolutionnaire ne       tarda pas à se familiariser avec le crime. Il n'en devint que plus cruel et       dès ce moment, les noyades se firent en plein jour... D'abord les individus       étaient noyés avec leurs vêtements; mais ensuite le comité, conduit par la       cupidité autant que par le raffinement de la cruauté, dépouillait de leurs       vêtements ceux qu'il voulait immoler aux différentes passions qui       l'animaient. Il faut aussi vous parler du "mariage républicain" qui       consistait à attacher, tout nus, sous les aisselles, un jeune homme à une       jeune femme, et à les précipiter ainsi dans les eaux » (...).              La femme Pichot, vingt-cinquième témoin, demeurant à la Sècherie de Nantes,       c'est-à-dire juste en face de l' endroit où l' on noie, déclare qu' elle a       vu, du 18 au 2 brumaire, des charpentiers faire des trous à une sapine ou       gabare : le lendemain elle apprend qu'on avait noyé « grand nombre de femmes       dont plusieurs portaient des enfants sur leurs bras » et qu'un autre jour on       trouva 60 prisonniers morts étouffés dans une galiote : on les avait «       oubliés » pendant quarante-huit heures.              Carrier se vante devant l'inspecteur de l'armée, Martin Naudelle « d'y avoir       fait passer deux mille huit cents brigands » dans ce qu'il appelle « la       déportation verticale dans la baignoire nationale », " le grand verre des       calotins » ou " le baptême patriotique ».              (p.153) En fait, ce sont 4 800 personnes recensées que la Loire, « ce       torrent révolutionnaire » , engloutit au cours du seul automne 1793.              Goullin, le lieutenant de Carrier au terme du procès contre le proconsul,       déclare cyniquement :              « Il faut apprendre de ce tribunal qu'à cette époque les prisons étaient       remplies de brigands et que le dessein d'immoler tous les détenus était       suffisamment justifié par les circonstances puisqu' on ne parlait que de       conspirations. Je soutiens que ces mesures, tout extrêmes qu'elles       paraissent, étaient inévitables. Parisiens . si vous avez jugé nécessaire la       journée du 2 septembre, notre position était encore plus délicate que la       vôtre; ces noyades, toutes révoltantes qu'elles vous semblent, n'étaient pas       moins indispensables que le massacre auquel vous vous êtes livrés. "              (p.155) 2. La seconde répression organisée par la force légale. - Les       passions sont tellement surexcitées pendant cette année 1793 qu' on songe à       recourir aux armes chimiques, Un pharmacien d' Angers, Proust, invente une       boule contenant d' après lui « un levain propre à rendre mortel l'air de       toute une contrée. On pourrait l'employer pour détruire la V endée par       infection; mais des essais tentés sur des moutons sont sans résultat.       Carrier propose alors le poison sous forme d' arsenic dans les puits. W       estermann a une idée semblable mais plus perfide : il sollicite l'envoi de       « six livres d'arsenic et d'une voiture d' eau-de-vie » qu' on aurait       laissée prendre aux Vendéens. On ignore pourquoi ce projet n'est pas retenu.       Sans doute, comme le précise Simone Loidreau, on n' était pas sûr de la       discipline et de la sobriété des troupes républicaines et on craignait qu'       elles ne boivent en cachette... Santerre réclame du ministre de la Guerre,       le 22 août 1793, « des mines !... des mines à force ! des fumées soporatives       et empoisonnées !... ". A sa suite, Rossignol demande au Comité de Salut       public de bien vouloir envoyer en Vendée le chimiste Fourcroy pour étudier       les solutions possibles comme l'explique Santerre :              « Par les mines, des fumigations Ou autres moyens, on pourrait détruire,       endormir, asphyxier l'armée ennemie. "              Les idées fusent. Certaines semblent avoir même trouvé un commencement d'       exécution, témoin cette lettre de Savin à Charette, du 25 mai 1793 :              « Nous fûmes vraiment étonnés de la quantité d'arsenic que nous trouvâmes à       Palluau, au commencement de la guerre. On nous a même constamment assuré       qu'un étranger, qu'ils avaient avec eux et qui fut tué à cette affaire,              [continued in next message]              --- SoupGate-Win32 v1.05        * Origin: you cannot sedate... all the things you hate (1:229/2)    |
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