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|    soc.culture.france    |    More than just arrogance and bland food    |    5,648 messages    |
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|    Johan Viroux to All    |
|    Koran = Mein Kampf ? (1/5) (cf A.-M. Del    |
|    29 Jan 05 09:10:02    |
      From: ABC.Service.Langues@skynet.be              Delcambre Anne-Marie, L'Islam des interdits, éd. Desclée de Brouwer, 2004                     (1)              (p.9) Appelé à donner son avis sur l'attentat du 11 septembre 2001 aux       États-Unis, Salman Rushdie déclara, dans un article paru dans le New York       Times à propos de la phrase 1 : « Cela n'a rien à voir avec l'Islam ! " :       « Nombreux sont les leaders de ce monde qui répètent ce thème, en partie       dans l' espoir louable d'éviter que des musulmans innocents ne soient              victimes de représailles en Occident (...). L'ennui, avec ce démenti       nécessaire, c'est qu'il est trop rapide et largement inexact. Si cela n' a       rien à voir avec l'Islam, pourquoi ces manifestations de soutien à Oussama       Ben Laden et à Al Qaida qui ont eu lieu dans tout le monde musulman ? (...)       Bien sûr que si, cela a "à voir avec l'Islam". Reste à savoir ce que              l'on entend exactement par là. »              Il est en effet devenu politiquement et religieusement correct, de       distinguer entre d'une part, l'Islam                            1. Repris dans Courrier International, n° 575 du 8 novembre 2001.                            (p.10) présenté comme religion de paix et de tolérance et d'autre part, ce       qui en serait la dérive extrémiste - l' islamisme - qualifiée de " politique       ", de « terrorisme islamique ", d' intégrisme, de fondamentalisme.              L' islamisme serait la maladie de l' Islam 2, l' Islam religion n'ayant rien       à voir, bien entendu, avec les attentats perpétrés et revendiqués par des       musulmans à travers le monde, comme ceux qui ont suivi la guerre en Irak !              Cette distinction, même si eUe part de la meilleure volonté du monde, voire       d'un souci de dédramatisation ou de dialogue, ne rend pas service au débat.       La première question indiscrète à propos de l'Islam est bien celle-ci : les       « islamistes " sont-ils des musulmans « normaux " ou sont-ce des musulmans       « déviants ", voire « malades " ? Abdelwahab Meddeb frôle une              réponse courageuse à la question quand il écrit : « La lettre coranique,       soumise à une lecture littérale, peut résonner dans l'espace balisé par le       projet intégriste ; elle peut obéir à qui tient à la faire parler dans l'       étroitesse de ses contours 3. " En termes plus simples, celui qui veut s' en       tenir au texte, à la lettre, à la lecture littérale du Coran, peut trouver       de quoi justifier une action guerrière et même terroriste. L'Islam pose en       effet                            2. Abdelwahab Meddeb, La maladie de l'Islam, Éditions du Seuil, 2002.              3, Ibid., p.13.                            (p.11) problème parce qu'il est dans l'impossibilité absolue d' échapper à       ses textes fondateurs.              Or on ne pourra pas éternellement faire comme si le Coran ne comportait que       des versets de paix et de tolérance et comme si le Prophète de l'Islam       n'avait jamais appelé à la vengeance, jamais fait verser le sang. Au risque       de choquer, il faut avoir le courage de dire que l'intégrisme n'est pas la       maladie de l'Islam. Il est l'intégralité de l'Islam. Il en est la lecture       littérale, globale et totale de ses textes fondateurs. L'Islam des       intégristes, des islamistes, c'est tout simplement l'Islam juridique qui       colle à la norme. Aussi, même si on arrive, ce qui est souhaitable, àjuguler       ce qu'on appelle l'intégrisme militant, à éviter les attentats, à mettre       tous les islamistes sous les verrous, il restera toujours et partout cet       intégrisme diffus dans la société musulmane qui n' est en fait que le désir       d'application totale du Coran et de la Sunna à la lettre. Cet Islam       intégriste inquiète les non-musulmans d'autant plus qu' ils le connaissent              mal. Il est courant d'entendre dire . « l'Islam est une religion       guerrière », « l' Islam impose le port du voile ", « les musulmans n'aiment       pas les chiens », « l'Islam est contre les images et les statues », « l'       Islam est contre la modernité », « l'Islam déteste l'Occident »... Ces idées              reçues perdurent parce qu' elles comportent malheureusement une grande part       de vérité. Seulement on n'ose pas l'avouer, paralysé par la crainte d'aller       à contre-courant ou de passer pour raciste, voire adepte de théories       politiques extrêmes. Au risque de choquer (p.12)              beaucoup de musulmans et de non-musulmans, partisans par exemple d'un       dialogue islamo-chrétien où les questions qui fâchent ne sont jamais       vraiment abordées, il me semble souhaitable d'aborder ces interdits qui font       difficultés. La méconnaissance quasi totale du droit musulman, aussi bien       par les politologues que par les musulmans eux-mêmes, conduit à des       contresens dangereux. Les textes fondateurs constituent un édifice à trois       étages : le Coran en est le premier, la Tradition prophétique (Sunna), le       deuxième et le droit musulman (fï'qh), le troisième. Ces étages sont reliés       et renvoient le même écho. Ce que le musulman lit dans le Coran, il en       trouve l'exemple illustré par le Prophète dans la Sunna et il découvre la       réglementation dans les traités de droit musulman. T ous ces textes       fondateurs ont finalement              acquis un statut anhistorique d'éternité selon lequel ils sont considérés       comme valables pour tous les temps et pour tous les lieux. Seuls les savants       de l'Islam connaissent avec précision les textes du Coran, de la Tradition       et du droit musulman. Le pieux musulman a certes une              culture islamique mais il ne sait pas toujours très bien si telle injonction       se trouve dans le Coran, dans la Sunna ou dans le droit musulman seulement.       Il s'agit souvent pour lui d' une culture par osmose. Cette culture       islamique n'a que peu à voir avec la civilisation artistique brillante       qualifiée d' arabo-musulmane, qui est d' abord le fait des apports       civilisationnels des peuples conquis comme les Byzantins et (p.13) les       Persans. En d'autres termes, les arts et les sciences qui ont fleuri en       terre d'Islam sont en grande partie étrangers à la pure religion des Arabes       à Médine au VIIe siècle. En revanche le droit musulman, qui est à la base de       la culture islamique, repose entièrement sur le Coran et la Sunna. Il faut       avoir le courage de regarder              le catalogue des interdits islamiques pour constater le poids du carcan qui       pèse sur le musulman et encore plus sur la musulmane. Il est prohibé, pour       la femme, de laisser voir ses cheveux, ses bras, ses jambes, ses cuisses, de       faire l'amour en dehors du mariage, d' épouser un non-musulman, de mettre       des vêtements d'homme, de porter une perruque, de se limer              les dents, de recourir à la magie, de chercher à connaître l'avenir. Pour       l'homme, il est défendu d' être homosexuel, de porter des vêtements de femme       comme le font les travestis, d'être sculpteur ou dessinateur, de porter des       vêtements en soie et des bijoux en or, dejouer d'un instrument de musique,       de pratiquer les jeux de hasard, de se laisser prédire l'avenir, de              s'adonner à la magie, de prêter de l'argent avec intérêt, de diriger une       société de crédit ou d'être agent d'assurances... et bien sûr, pour l'homme              [continued in next message]              --- SoupGate-Win32 v1.05        * Origin: you cannot sedate... all the things you hate (1:229/2)    |
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