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   soc.culture.france      More than just arrogance and bland food      5,647 messages   

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   Message 4,597 of 5,647   
   PM to All   
   There are 6 messages in this issue. (1/4   
   25 Oct 05 09:31:07   
   
   XPost: alt.politics.europe, miami.general, soc.culture.argentina   
   XPost: soc.culture.canada, soc.culture.cuba, soc.culture.europe   
   XPost: soc.culture.german, soc.culture.spain, soc.culture.usa   
   From: pedro1940@progression.net   
      
   Topics in this digest:   
      
         1. Les mouchards de Fidel   
              From: "PL"    
         2. Cuba Rescues 250 Flood Victims From Wilma   
              From: "PL"    
         3. Wilma se despidio de Cuba inundando el Malecon de La Habana   
              From: "PL"    
         4. Rescatan a 250 personas de casas inundadas por Wilma, Cuba   
              From: "PL"    
         5. El huracan Wilma causa en Cuba las peores inundaciones en 12 anos   
              From: "PL"    
         6. Severas inundaciones en La Habana   
              From: "PL"    
      
      
   ________________________________________________________________________   
   ________________________________________________________________________   
      
   Message: 1   
      Date: Mon, 24 Oct 2005 17:09:23 +0200   
      From: "PL"    
   Subject: Les mouchards de Fidel   
      
   L'Express du 20/10/2005   
   Cuba   
   Les mouchards de Fidel   
      
   de notre envoyé spécial Oscar Paoletti   
      
   Si le régime castriste, à bout de souffle, tient encore debout, il le doit   
   en grande partie aux comités de défense de la révolution. Côté face: une   
   milice de service public. Côté pile: un redoutable instrument de   
   surveillance de la population   
      
      
   Castro arrêté? Castro traîné en justice, à l'instar d'Augusto Pinochet?   
   C'est en tout cas le souhait de la Fondation pour les droits de l'homme à   
   Cuba, un groupe d'anticastristes qui a déposé la semaine dernière à Madrid,   
   au moment où s'ouvrait en Espagne le 15e Sommet ibéro-américain, une plainte   
   contre le président cubain pour «génocide, crimes contre l'humanité, torture   
   et terrorisme». Même si leur démarche n'a aucune chance d'aboutir - car   
   l'aptitude de la justice espagnole à juger des crimes contre l'humanité   
   commis hors d'Espagne ne concerne pas les chefs d'Etat en exercice - les   
   plaignants cherchaient surtout à attirer l'attention de l'opinion européenne   
   sur un pays dont les manquements aux droits de l'homme soulèvent une   
   indignation croissante.   
      
      
   Or, quarante-six ans après l'avènement de Fidel Castro, le régime cubain, à   
   bout de souffle mais requinqué par une fréquentation touristique annuelle de   
   2 millions de visiteurs, résiste encore. Et pour cause: il repose sur une   
   structure de base particulièrement solide, les comités de défense de la   
   révolution (CDR). «Ils constituent la clef de voûte de l'édifice   
   totalitaire. Si le régime tient toujours debout, c'est en grande partie   
   grâce aux CDR», estime l'un des meilleurs spécialistes français du système   
   cubain, qui souhaite conserver l'anonymat.   
      
      
   Fondés en 1960, ces comités contribuent en effet au quadrillage idéologique   
   du pays au même titre que les autres organisations de masse telles que la   
   Fédération des femmes cubaines (FMC), la Fédération des étudiants   
   universitaires (FEU), les Milices des troupes territoriales (MTT), composées   
   de civils entraînés militairement ou encore l'Organisation des pionniers   
   José Marti (OPJM) qui réunit des centaines de milliers d'écoliers   
   reconnaissables à leur foulard rouge et dont le mot d'ordre est «Seremos   
   como el Che!» (Nous serons comme le Che!).   
      
      
   Dans cette île de 12 millions d'habitants, on trouve un comité de défense de   
   la révolution par pâté de maisons, signalé par un écriteau «CDR» accroché   
   au-dessus de certaines portes d'entrée. Initialement créés, comme leur nom   
   l'indique, pour défendre, armes à la main, la révolution cubaine, les CDR   
   ont progressivement évolué. Sous la direction d'un «président» désigné par   
   le Parti communiste, les «cédéristes», tous volontaires, veillent à tout.   
   Ils entretiennent la voirie et la débarrassent des mauvaises herbes. La nuit   
   tombée, ils assurent une permanence pour surveiller les allées et venues et   
   décourager les éventuels voleurs. Et, en cas de cyclone, ils assurent la   
   protection civile. Fin septembre, à l'approche du cyclone Rita, on pouvait   
   constater leur efficacité. Dans le quartier touristique de la vieille   
   Havane, mais également un peu partout à travers l'île, ils mettaient les   
   bateaux de pêcheurs à sec et barricadaient les maisons, conformément à   
   l'ordre donné sur les ondes de Radio Rebelde, la station publique. «Au temps   
   du bloc soviétique, se souvient Maria Elena (1), ce sont eux qui   
   répartissaient les appareils électroménagers lorsqu'il y avait un arrivage   
   d'URSS. Bien entendu, ils privilégiaient toujours leurs amis.» Un autre rôle   
   des CDR consiste à entretenir la flamme révolutionnaire: lorsqu'une   
   manifestation antiaméricaine est programmée, ils veillent à mobiliser le   
   voisinage. Et tous les ans, le 29 septembre - date anniversaire de leur   
   création - ils organisent un bal populaire.   
      
   Mesurer l'ardeur révolutionnaire   
      
   Mais à ces missions de service public s'en ajoute une autre, nettement moins   
   honorable, qui relève de la basse police. Il s'agit de surveiller le   
   voisinage et d'identifier les éventuels «contre-révolutionnaires». Tous les   
   jours, le «président» du CDR consigne les petits événements de la vie locale   
   et les éventuelles anomalies. Puis il en fait le rapport au responsable   
   local du ministère de l'Intérieur (Minint) qui réside dans le même pâté de   
   maisons. Ce dernier en rend compte à son supérieur hiérarchique, responsable   
   d'une manzana (cinq pâtés de maisons). Et ainsi de suite jusqu'au n° 2 du   
   régime, Raul Castro, ministre des Forces armées révolutionnaires. Lequel   
   tient quotidiennement son frère, Fidel, informé de l'état de l'opinion et de   
   sa cote de popularité, son obsession.   
      
      
   Comme en Allemagne de l'Est naguère, où la délation était encouragée, un   
   questionnaire en 40 points constitue le principal outil de travail du   
   président du CDR. Il permet de mesurer l'ardeur révolutionnaire de tel ou   
   tel voisin. Extraits: «Quel est l'aspect physique de X? a) normal b) moderne   
   c) extravagant d) autre. Quelle opinion ses voisins ont-ils de lui?   
   Fréquente-t-il des antisociaux? A-t-il déjà exprimé des critiques ou montré   
   de l'irritation à l'égard du Parti, du gouvernement, du Commandant en chef,   
   du socialisme? Se plaint-il de la qualité des transports, de l'habitat, du   
   téléphone? Fait-il des blagues au sujet de la Révolution? Se rend-il aux   
   manifestations lorsque le gouvernement l'ordonne? A-t-il déjà fait des   
      
   [continued in next message]   
      
   --- SoupGate-Win32 v1.05   
    * Origin: you cannot sedate... all the things you hate (1:229/2)   

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