Forums before death by AOL, social media and spammers... "We can't have nice things"
|    soc.culture.quebec    |    More than just pale imitations of France    |    108,435 messages    |
[   << oldest   |   < older   |   list   |   newer >   |   newest >>   ]
|    Message 108,052 of 108,435    |
|    Calamity Jade to All    |
|    =?UTF-8?Q?Vladimir_le_dictateur_kag=C3=A    |
|    02 Dec 21 08:55:22    |
      XPost: fr.soc.politique, soc.culture.belgium       From: G1Male@QQ.com              RT France (francais.rt.com) est la déclinaison, en langue française, de la       chaîne russe d’information internationale Russia Today lancée en 2005       par le gouvernement russe. Créée en décembre 2017, RT France vient       compléter le site éponyme déjà existant. Elle est dirigée par Xenia       Fedorova.              Le site de RT France a reçu 4,2 millions de visites par mois en moyenne au       cours de l’année 2020 (données SimilarWeb). Sa page Facebook compte près       de 1,6 million d’abonnés et son compte Twitter plus de 162 000. Sa chaîne       YouTube cumule quant à elle 362 millions de vues. Début mars 2020, RT       France a annoncé qu'elle arrivait dans "le bloc des chaînes d’information       sur       Canal+".              Parmi les membres du comité d’éthique de la chaîne figurent Anne Gazeau-       Secret (ancienne ambassadrice), les journalistes Jacques-Marie Bourget et       Majed Nehmé, Thierry Mariani (jusqu’en novembre 2018) et Jean-Luc Hees       (ancien président de Radio France).              RT a adopté un positionnement atypique que résume le mot d’ordre affiché       sur la page d’accueil de son site français: "Osez questionner". Plusieurs       fois       mise en cause pour sa couverture de l'actualité, notamment dans le domaine       des relations internationales (Syrie, Ukraine, affaire Skripal, etc.), la       chaîne       tend souvent ses micros à des pseudo-experts au tropisme conspirationniste       très prononcé. Elle compte parmi son équipe de journalistes des       sympathisants       de Dieudonné M’Bala M’Bala comme Jonathan Moadab, ancien blogueur et       fondateur des sites complotistes Le Cercle des Volontaires et Agence Info       Libre, Kyrill Kotikov ou encore Meriem Laribi.              Le 13 décembre 2016, le site de RT partage la vidéo "ONU: une journaliste       démonte en deux minutes la rhétorique des médias traditionnels sur la Syrie"       dans laquelle la "journaliste indépendante" Eva Bartlett accuse les médias       occidentaux de mentir sur la situation en Syrie et tente de récuser le fait       que       le régime de Bachar el-Assad s’attaquerait à la population civile à Alep.              Le 29 mai 2017, lors d’une conférence de presse conjointe avec Vladimir       Poutine à Versailles, le président français Emmanuel Macron qualifie RT       d'"organe d’influence [ayant], à plusieurs reprises, produit des       contre-vérités       sur ma personne et ma campagne. […] Russia Today et Sputnik ne se sont pas       comportés comme des organes de presse et des journalistes, mais ils se sont       comportés comme des organes d'influence, de propagande, et de propagande       mensongère, ni plus, ni moins."              Fin juin 2018, la chaîne russe reçoit un avertissement du Conseil supérieur       de l'audiovisuel (CSA) pour des "manquements à l’honnêteté, à la rigueur       de       l'information et à la diversité des points de vue". La chaîne avait, dans un       reportage sur la Syrie diffusé le 13 avril précédent, falsifié la       traduction d'un       témoin de la Ghouta, lui faisant dire que l’attaque chimique était       simulée, alors       qu'il parlait de la famine sévissant dans la région. RT France a invoqué       par la       suite "une erreur purement technique".              A partir de la rentrée 2018, Frédéric Taddéï anime sur RT France une       émission       de débat, "Interdit d’interdire", diffusée quatre fois par semaine.       L’économiste       Jacques Sapir publie en outre régulièrement des textes et des analyses pour       RT       France depuis 2015.              Si la rédactrice en chef du réseau RT (qui inclut RT France), Margarita       Simonian,       insiste sur la circonstance que son média n’a d’autre objectif que de       donner       "le point de vue de la Russie, comme France 24 ou la BBC" le feraient pour la       France ou la Grande-Bretagne, le rapport conjoint du CAPS et de l’IRSEM sur       les manipulations de l'information (2018) rappelle que "ce qui est reproché       à RT       et à Sputnik n'est pas de faire de la diplomatie publique, mais de manipuler       l'information, ce qui n’est pas la même chose". C’est aussi ce que       confirment       l'ancienne journaliste de RT America Liz Wahl et la journaliste britannique       Sarah Firth.              Spécialiste de la Russie post-soviétique, l’historienne Galia Ackerman       considère       que "ce que font maintenant RT et Sputnik n'est plus centré complètement sur       la       création d'une image positive de la Russie, mais [que] l’objectif est de       saper       l'Occident de l'intérieur. L'objectif est de montrer que chez nous tout est       pourri.       Cela passe par les soutiens aux mouvements d'extrême-gauche et d'extrême-       droite. L'extrême-gauche, car ils détestent les Etats-Unis. Il y a une       proximité       avec l'extrême-droite car le régime russe se définit comme traditionaliste.       Je       constate qu'au moindre prétexte, ces médias montrent Marine Le Pen de façon       positive. Ils refusent de qualifier le Rassemblement national d'       xtrême-droite,       ils l'appellent la droite. […] Pour leurs débats, ils choisissent assez       habilement       des gens. Parfois, ils invitent des gens qui ne sont pas de leur bord,       simplement       pour apporter un peu de crédibilité. Je me souviens qu’au tout début de       RT, il y       avait un événement avec la Corée du Nord. Ils ont invité un spécialiste       qui dénonce       ce régime, mais par ailleurs, pendant une journée entière, ils ont montré       un film       qui montrait une image positive du dirigeant nord-coréen. C’est le dosage       qui       est important dans ces médias."              Le réseau RT diffuse aujourd’hui des contenus en anglais, espagnol,       français,       allemand, arabe et russe. Il prétend toucher 700 millions de personnes dans       plus       de 100 pays. En 2005, RT était l'un des médias partenaires de la conférence       "anti-impérialiste" organisée à Bruxelles par le théoricien du complot       Thierry       Meyssan.              Dans un article paru le 9 novembre 2020 dans le Bulletin of the Atomic       Scientists,       intitulé "Here's how Russia's RT spread propaganda in the lead-up to the       election"       ["Voici comment la chaîne russe RT a répandu la propagande dans la       préparation       des élections"], RT est décrite comme "une arme de propagande tactique du       gouvernement russe". Dans un article paru en mars 2013 dans Rossiyskaya       Gazeta, Margarita Simonian considérait en effet ouvertement que RT menait       une "guerre de l’information". Le ministre russe de la Défense, Sergueï       Choïgu,       avait à son tour déclaré, selon un article publié en 2015 par l’agence       de presse       russe privée Interfax, que RT fonctionnait comme "une composante des forces       armées".              Le 15 juillet 2020, RT a publié sur son compte Twitter une vidéo affirmant       que       les masques de protection recommandés pour se prémunir du Covid-19 ne       marchaient pas.                     [continued in next message]              --- SoupGate-Win32 v1.05        * Origin: you cannot sedate... all the things you hate (1:229/2)    |
[   << oldest   |   < older   |   list   |   newer >   |   newest >>   ]
(c) 1994, bbs@darkrealms.ca